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10

févr. 2021

Point Presse Hockey Hebdo

Publié il y a 4 mois par Section Mineur

Toulon un club qui veut vivre - Entretien avec son Président

En cette période difficile pour nos clubs de l’hexagone, quelque soit la division, nous avons voulu nous attarder sur un club où le courage le dispute à l’obstiné et pour lequel pas grand-chose lui aura été épargné depuis bientôt cinq ans.
 
Remontons le temps, mai 2016. Les Boucaniers de Toulon voient leur navire-patinoire tomber en rade, non pas du célèbre port militaire, mais de toit qui menace tout simplement de s’effondrer. S’en suivra quatre années de galères et d’incertitudes. Il fallait alors avoir le cœur bien accroché au bastingage et la volonté chevillée au corps pour ne pas sombrer.
 
De reports de travaux en espoirs déçus, les dirigeants toulonnais qui avaient déjà tant fait pour remettre le club à flot après une période de crise en 2013, ont du s’embarquer avec foi dans une lutte contre l’oubli et les méandres d’une certaine bureaucratie afin que leur vaisseau amiral retrouve sa voilure et le goût de la glace.
 
Ironie du sort et alors que les passionnés des sports de glaces de l’agglomération varoise percevaient la fin de leur odyssée pour le mois de mai, voici arrivé du bout des mers orientales un virus gelant quelque peu l’activité sportive du paysage français, hockey compris. Il nous ait apparu opportun dans cette période de crise pour notre sport, de revenir avec le président du Hockey Club de l'Aire Toulonnaise, Anthony CHAMARD sur ces années de lutte pour la survie des sports de glace toulonnais, hockey et artistiques.
Nul doute que c’est là pour tous les clubs de France et de Navarre une belle leçon de courage et de ténacité. (Interview réalisé mi-janvier)

HH - Anthony Chamard bonjour. Le championnat est suspendu, vous n’avez plus de patinoire depuis 5 saisons et même s’il semble que vous aperceviez la fin de cette absence, j’ai envie de vous demander dans quel état d’esprit êtes-vous au moment de basculer en 2021?
 
AC - Malheureusement l’état d’esprit est un peu le même depuis le début de saison, c'est-à-dire que l’on navigue à vue en conservant toujours l’espoir d’une reprise de la compétition. Mais cet espoir semble devoir s’amenuiser à chaque fois que de nouvelles mesures gouvernementales sont prises, et sans vouloir pour autant polémiquer sur celles-ci. Notre état d’esprit comme beaucoup de présidents de clubs oscille sur un niveau élevé de frustration parce qu’on prive les sportifs de leur pratique, on prive le public de ce qu’il aime. Et puis, à titre purement personnel pour notre club, des regrets car le recrutement réalisé par notre manager sportif général devait nous permettre de bien finir notre dernière saison loin de notre base. Nous avions sur le papier un grand nombre de joueurs prêt à refaire l’histoire de Toulon.
 
 
HH - Revenons à juillet 2016. Quel était alors l’état du club dont vous aviez repris les rênes depuis 3 ans?
 
AC - Après 3 années de travail avec les salariés du club et les bénévoles, nous avions réussi à faire revenir beaucoup de jeunes, fidélisé un groupe de compétiteurs et nos jeunes étaient à nouveau inscrits sur des programmes régionaux de détection. Depuis 2 ans notre équipe première participait aux play-offs. J’avais beaucoup œuvré pour renouer des liens avec les institutions aussi bien fédérales que territoriales, bref toutes nos institutions de tutelle.
 
 
HH - Après les graves soucis des années de crises précédentes vous aviez retrouvé une vraie crédibilité auprès des collectivités locales ?  
AC - Absolument, on avait démontré notre capacité à travailler sur la qualité des activités, avec évidemment nos difficultés financières mais qui fort heureusement pouvaient être aménagées dans le cadre du plan de redressement. Le développement d’une structure sport adaptée était même à l’amorce. Et donc à ce moment là tous les signaux étaient revenus au vert.
 
 
HH - Avez vous dans un premier temps été groggy à la nouvelle de la fermeture de la patinoire ou tout de suite avez vous su réagir? Et quels ont été vos premières mesures?
 
AC – Nous avons tout d’abord été victime comme d’un KO sur un ring. Nous ne savions pas vers où nous allions. On se disait : « mince, 3 ans de travail qui pouvaient s’arrêter d’un coup ». Nous avions du mal à avoir des réponses. Il faut dire que la gestion d’un équipement sportif public est très compliquée avec des interlocuteurs variés et un mode d’investissement complexe. Nous avions donc fort peu de visibilité à court terme. Il nous a fallu jusqu’au début septembre pour nous retourner et décider d’innover, en pratiquant par exemple le roller hockey, discipline voisine et de négocier très rapidement avec nos voisins pour une entente, en particulier avec le club de Marseille.

HH - Vous ne vous doutiez pas que cette fermeture serait aussi longue et peut-être tant mieux car le découragement aurait été probablement plus fort. Expliquez nous les diverses péripéties qui ont tant prolongé le chantier, votre réaction et celles de vos licenciés devant cette interminable attente?
 
AC - Il y a eu effectivement plusieurs étapes dans notre parcours. Les dangers de la patinoire reconnus (risque d’effondrement de la toiture), il y a eu d’abord une sorte d’audit sur les différentes formes d’aménagements. Il avait été question d’entamer des travaux d’urgence de réfection du toit par le gestionnaire privé de l’époque ; cela n’a pas été retenu. Il a été envisagé la pose d’un toit en toile temporaire ; cela n’a pas non plus été retenu. Chaque fois que nous avancions une proposition il fallait imaginer les délais de réflexion entre les divers interlocuteurs locaux. Tout cela on va dire que c’était la première saison de suspension.
 
 
HH - On vous a donné des raisons pour laquelle ces diverses solutions ont été rejetées ?
 
AC - Les premières solutions (réfection du toit même provisoire) impliquaient le gestionnaire privé qui arrivait alors en fin de délégation de service public. Elles ne pouvaient être retenues car cela entraînait une rédaction d’une nouvelle délégation dans l’urgence, ce que ne voulaient pas faire les mairies concernées. Sur la 2ème saison, le président de la FFHG Luc Tardif a proposé de mettre à disposition de notre association une patinoire éphémère. Charge aux communes de trouver un site. Cela posait problème dans une aire géographique où le foncier se fait rare. Et nous voilà au terme de la 2ème saison sans glace. La question se pose alors de ce que l’on fait. Car pendant ce temps là les travaux n’avancent pas ; cela parce qu’il faut absolument trouver un financement mutuel, la patinoire étant la propriété d’un syndicat intercommunal et qu’aucune ville acceptait de payer à 100% les travaux. Donc très difficile à une époque où la loi NOTRE modifiant les nouvelles règles d’organisation territoriales s’installait. Bref on a été victime à la fois de contraintes administratives et techniques.
 
 
HH - Quels ont été vos plus grandes difficultés, vos plus grandes épreuves?
 
AC - Et bien la difficulté principale ressentie par l’ensemble de nos adhérents et nous même était cette impression de repartir à zéro à chaque fois. Chaque saison repartait avec le projet de lancer enfin ces travaux avec planification, échéancier etc. Et puis un petit peu comme ce que nous vivons en ce moment (la crise sanitaire) il y avait des conditions inscrites en petites lignes et qui à chaque fois retardaient systématiquement le début des travaux. Et donc la difficulté était d’annoncer à nos adhérents à chaque début de saison que c’était la dernière année sans patinoire et puis que finalement non pas encore. En témoigne les nombreux articles de la presse locale qui annoncèrent à maintes reprises nombres de dates de réouverture.
 
 
HH - Effectivement j’ai eu l’occasion de les découvrir et il est certain qu’il était difficile de ne pas se laisser aller à un certain découragement . . .
 
AC - Je me répète mais c’était vraiment la difficulté, maintenir une certaine activité ; ce que nous avons réussi dès la première année. Mais pour maintenir nos adhérents en haleine, tous passionnés qu’ils soient, il faut essayer d’avoir des échéances. Mais cela on ne le maitrisait pas et ça c’était très compliqué à vivre. Je tiens d’ailleurs à saluer et remercier l’adhésion et la ferveur de nos licenciés qui dans leur grande majorité ne nous ont jamais laissé tomber. C’est grâce à eux et pour eux que l’on a tenu. Il faut aussi remercier la solidarité entre clubs, notamment Nice et surtout Marseille qui nous a accueillis comme si nous étions chez nous. Avec eux nous avons mis en commun nos ressources humaines, entraîneurs, travail en synergie complète avec nos mineurs. Enfin, pour l’équipe une, on a réussi à jouer sur les créneaux pour avoir un peu de glace.
 
 
HH - Néanmoins est-ce que vous eu la crainte devant tous ces contretemps que l’agglomération de Toulon finisse à un moment ou un autre par renoncer définitivement à ce projet de réouverture de patinoire ? Et du coup avez-vous du faire preuve d’une certaine ‘’rébellion’’ pour dire qu’il n’était pas possible d’enterrer le projet ?
 
AC - Depuis 1 an je n’ai plus aucune crainte. J’ai certes appris à prendre avec certaines précautions les discours des élus mais vu l’avancé des travaux et le contact très proche que j’ai désormais avec eux je n’ai plus aucune crainte. En revanche au début, nous avons décidé de choisir une attitude pour le moins offensive qui consistait à dire « écoutez faites ce que vous voulez mais nous on arrêtera pas ». On a bien senti que si les clubs (artistique et hockey) avaient pris la décision de se mettre en sommeil certainement cela aurait enlevé une pression sur les municipalités pour maintenir cet outil que l’on sait consommateur d’énergie, que l’on sait couteux mais que nous étions prêts à assumer. Sans avoir la prétention d’imposer quoi que ce soit à nos élus, on a voulu sans cesse rappeler nous, hockeyeurs et patineurs artistiques que si il n’y avait pas la volonté politique de maintenir la seule patinoire du Var et bien ils auraient ces plus de 500 sportifs sur le carreau sur la conscience. Et donc nous avons continué à exister et notre présence en compétition et bien faire sentir que nous étions toujours bien là.
 
 
HH - Ces épreuves ne sont pas sans conséquences. Vous ont-elles rendu plus fort, si ce n’est dans vos structures, pour le moins dans votre détermination?
 
AC - Je pense pouvoir dire sans me tromper que nous avons profité de ces épreuves pour nous renforcer sur beaucoup de niveau. On s’est fixé des objectifs en ressources humaines à la réouverture que nous pensons avoir atteint aujourd’hui. Nous avons un salarié qui vient d’obtenir son DE option hockey sur glace, 6 bénévoles qui ont suivi plusieurs modules fédéraux auprès de la FFHG et un jeune qui a suivi lui aussi une formation. Nous avons sensibilisé des parents à la formation table de marque etc. Bref tout ce qui fait la vie du club a été renforcé au niveau des ressources humaines. Ensuite sur un plan plus administratif et ayant par la force des choses plus de ‘’ temps libre’’  à accorder aux problèmes administratifs, on s’est inscrit dans des programmes de développements régionaux. On a structuré notre travail administratif de manière à rendre nos dossiers de subventions très propres. Bref il est clair que cette situation très difficile nous a permis en fin de compte de nous renforcer. Je pense qu’effectivement que ce sentiment d’impatience et notre envie de gagner face aux coups du sort nous ont vraiment poussés.
 
 
HH - Sans prétendre dire que vous avez gagné du temps, vous avez réussi quelque part à mettre à profit cette période troublée pour poser des bases nécessaires pour l’avenir.
 
AC - Absolument, même si nous avons perdu du temps et de l’énergie et bien sûr des adhérents. On pourrait dire qu’on part de zéro, l’expression ne me fait pas peur, elle n’a pas forcément un côté tragique si cela permet de repartir sur des bases saines et c’est pour moi positif. Cette période nous a aussi permis de plus d’assoir notre crédibilité auprès des institutions. Dorénavant aujourd’hui on a une vocation métropolitaine, probablement tacite, puisque seule patinoire du département, mais plus reconnu maintenant comme l’atteste nos interventions sur plusieurs écoles de l’agglomération. On est le club métropolitain en devenir sur la région toulonnaise.
 
 
HH - Même si, il peut y avoir encore quelques retards, il est acté que vous rentrerez bientôt dans vos murs. Cela vous ouvre-t-il la porte vers de nouvelles ambitions et quelles vont être les premières actions?
 
AC - Il y a toujours 2 discours lorsque l’on parle d’ambitions sportives ; je me dois déjà de soumette nos ambitions aux possibilités que notre manager sportif pourra développer. Mais ce que nous voulons essentiellement pouvoir très rapidement offrir c’est un beau spectacle sportif dans notre propre patinoire. Alors je ne veux pas dire que la D3 n’offre pas un beau spectacle, il peut y avoir de beaux matchs en D3. Mais nous ce que l’on veut c’est que Toulon reprenne rapidement et pleinement sa place dans le paysage du hockey français. Nous étions en 2019 en phase final de D3 et de la part d’un club sans patinoire être ainsi au bord du final four c’est rarement vu.
 
 
HH - Effectivement vous faites bien de faire remarquer que malgré l’absence de glace à Toulon les Boucaniers ont su régulièrement se hisser au niveau des phases finales, ce qui est en soit particulièrement remarquable, même en D3, et traduit un certain esprit de compétition au sein du club. 
 
AC - Je suis très fier du travail de la direction sportive et de la détermination de mes joueurs qui sur ces 5 saisons sans structure propre n’auront manqué qu’une seule fois leur participation en play-offs.    
 

Photo hockey Toulon un club qui veut vivre - Entretien avec son Président - Division 3 : Toulon (Les Boucaniers)
Photo Archives personnelles Anthony Chamard
Anthony Chamard Président du HCAT & Luc Tardif Président FFHG

 
 
HH - En attendant, engagé en D3, la pandémie mondiale est venue semer le trouble. Etes-vous autant impacté que les autres clubs ou au contraire cela risque d’être pire encore pour vous, je pense notamment pour trouver des créneaux dans les villes vous hébergeant lors de vos rencontres ‘’à domicile’’ alors qu’eux même devront gérer leur retard? Et d’ailleurs ne craignez vous pas que la saison de D3 soit purement et simplement supprimée ?
 
AC - Il va falloir opérer un choix dans la reprogrammation des compétitions. Comme vous l’avez dit tous les clubs de France vont devoir caler les matchs avec évidemment des ordres de priorité qui dépend du niveau et de l’évolution du championnat de chaque équipe. A Toulon on optera pour mettre en priorité notre équipe de D3. Je veux dire par là que si cela doit empiéter sur les U17 on le fera pour libérer des créneaux pour l’équipe première. Mais il y a cette incertitude. Marseille qui nous accueille joue en D1 avec des ambitions sportives affichées et il est certain que la patinoire phocéenne voudra en priorité accueillir les compétitions de D1. Aujourd’hui (14 janvier) au vu des informations que j’ai de la fédération on parle d’une reprise de championnat en l’état ; c'est-à-dire les rencontres non jouées ne seront pas jouées. Alors ce que j’ai envie de dire c’est qu’essentiellement cela permettra surtout aux joueurs de renouer avec la glace et préparer la prochaine saison. Je ne crois pas réellement à une reprise, déjà en février. On nous annonçait une reprise vers le 20 janvier mais chaque jour les nouvelles qu’on nous annonce nous inquiète un peu plus sur la santé mondiale. Une sorte de compétition pourrait se mettre en place mais ne rattraperait certainement pas le temps perdu. Déjà cette année nous avons voté pour un statu quo sans montée ni descente quasiment à l’unanimité des clubs de D3. Ce que je voudrais c’est que nos seniors reprennent la glace. D’habitude je mets l’accent sur le mineur mais cette année je suis très embêté par rapport à mon équipe une qui est celle qui s’entraîne le moins. Les jeunes ont pu eux s’entraîner alors que mon équipe de D3 est à l’arrêt complet depuis le mois d’octobre puisque le sport adulte non professionnel n’a pas été autorisé à pratiquer. Et j’ai particulièrement une pensée pour mon manager sportif qui s’était beaucoup investi pour le bon déroulement de cette saison. Lui et ses joueurs se trouvent suspendu à l’attente de décision sans jamais rien voir venir.
 
 
HH - On peut malheureusement faire un triste parallèle entre vos déboires de patinoire et cette saison sportive : dans les 2 cas on traverse une période où l’on navigue à vue avec la plus grande difficulté, voir l’impossibilité d’avoir des échéances sûres.
 
AC - Dans une période où on se demande si on pourra encore aller travailler ; il est certain que quand dans les ministères nous demandons s’il sera possible de reprendre le sport et bien, nous sentons bien que l’on n’est pas vraiment placé sur l’échelle des priorités. Moi maintenant j’ai ce discours, pas forcément pessimiste mais forgé par nos années d’attente de patinoire, où pendant 5 ans je disais à mes adhérents « Tenez bon, ça va ré-ouvrir ». Et maintenant j’ai retenu la leçon et je ne tiens plus ce même discours ‘’tenez bon le championnat va reprendre’’ mais je leur dis ‘’je ne sais pas où l’on va mais qu’un jour ou l’autre on va bien finir par remonter sur la glace’’. Il ne faut pas s’attendre à quelque chose de positif rapidement. On parle de nouvelles variantes du virus alors, l’amélioration, je ne la sens pas tout de suite venir.
 
 
HH - Pour conclure et puisque nous sommes en période de vœux, que peut-on vous souhaiter pour cette année 2020?
 
AC - Ce que nous souhaitons pour nous comme pour tous nos concitoyens, c’est que l’on puisse retrouver la liberté de pratiquer nos loisirs et notre sport parce que je crois dur comme fer en vertu de la cohésion sociale qu’apporte le sport. Et c’est très difficile de ne pas pouvoir pratiquer ce qui est devenu naturel chez tous les sportifs et les bénévoles. On ne peut que souhaiter pour nous tous de retrouver le chemin du sport, du loisir et de la culture. Je suis bien sûr maintenant confiant sur la réouverture de la patinoire de la Garde. Donc même avec une activité assez limité, si tenté que la situation sanitaire ne s’améliore pas ou peu, je souhaite que l’on puisse assez vite avoir accès à cette patinoire que j’ai eu le plaisir de pouvoir faire visiter à nos concitoyens. C’est beau, c’est neuf et c’est fonctionnel. Cela fait si longtemps que l’on attend et le bout du tunnel est de plus en plus proche. Ce que j’aimerais qui se passe en 2021 c’est que simplement tout le monde retrouve le chemin des patinoires et que nous, en plus, nous puissions profiter pleinement de la notre et en faire profiter à tout le monde.
 
 
HH - C’est effectivement ce que nous vous souhaitons tous. Toulon par la force des choses a du apprendre à lutter ces cinq dernières années. Avec cette prochaine ouverture on ne peut qu’être plutôt optimiste pour vous. Mais il est vrai que certains clubs n’étaient pas préparés au choc lié à cette période d’incertitude sanitaire. On ose espérer que cela sera sans trop de conséquences pour leur avenir ainsi que l’avenir du hockey en France.
 
AC - Tout à fait. Sans vouloir évidemment tirer la couverture vers nous, la galère nous a appris à nous battre mais je voulais quand même rajouter que je suis complètement solidaire de tous les clubs de Hockey sur glace et notamment ceux de Magnus qui sont confrontés à une perte très importante liée à cette situation. Nous, nous sommes dans une situation critique depuis 4 ans. La perte de recette sur la billetterie, nous la gérons depuis 4 ans. Mais je me mets à la place de ces clubs en SASP qui sont la vitrine de notre sport et qui sont peut être à 2 doigts de déposer le bilan parce que cela fait 6 mois qu’ils n’ont plus de public. J’ai une pensée pour eux parce que c’est beaucoup grâce à eux si le hockey se développe.


HH - Nous de notre côté nous pouvons que vous souhaiter de vite retrouver vos murs et nous ne doutons pas de revoir rapidement les Boucaniers de Toulon à l’abordage des patinoires de France et de son championnat.
 
AC - Oui nous l’espérons, et . . . de retrouver également sur les bords de patinoire l’équipe de Hockey Hebdo.

Hockey Hebdo Patrick Poitrineau le 10/02/2021

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